Articles

Le Sénégal, un peuple à réaction La mort est sans doute l’un des facteurs les plus puissants pour éveiller en nous un sentiment d’appartenance à une même nation pour ne pas dire à une même famille d’échelle planétaire. Elle a cette capacité de nous rassembler, fût-il le temps d’un deuil, de nous faire embaucher la même trompette et de nous amener à nous ressaisir momentanément sous le coup de la même consternation. Une série de violences et de meurtres a marqué l’actualité ces derniers temps au Sénégal avec l’assassinat à Kaolack du jeune Américain Mouhamed Cissé, l’assassinat de la jeune fille retrouvée morte au rond-point SIPS (Dakar), pour ne citer  que ces cas-là. A ces crimes commis sur des adultes, on peut ajouter le meurtre de jeunes enfants qui ne meuvent qu’au grès de leur innocence et qui n’ont surement fait aucun tort à personne. Où va notre société ? Le moment n’est-il pas venu de nous arrêter un moment et de porter un regard plus humain et plus humaniste su...
Sénégal : quelle éducation pour nous extirper du sous-développement ? Le révérend Nelson Mandéla n’a pas eu tort d’affirmer que l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. En adoptant une telle position, il avait vu l’éducation dans sa définition très concise mais qui est aussi, sans doute, la plus complète. En effet, elle est définie par le Larousse français comme suit : « action d’éduquer, de former un enfant, un jeune homme, une jeune fille, de développer ses  facultés intellectuelles et morales».  Le même Larousse continue en disant de l’éducation qu’elle est « une élévation morale et intellectuelle des hommes  de tout âge ou d’une collectivité». Toujours à propos de l’éducation, le Larousse dit que c’est « une connaissance et pratique  des usages de la société, relativement aux manières, aux regards, à la politesse ». On peut facilement constater dans chacune de ces trois définitions, la présence de l...
POUR L’INSTITUTION DE LA RESPONSABILITE PRESIDENTIELLE ET UNE NETTE DEFINITION DE LA NOTION DE HAUTE TRAHISON AU SENEGAL. Le talon d’Achille de notre démocratie ou du moins l’un de ses points faibles , d’autant plus qu’elle n’en est pas le seul, est la non reconnaissance de la responsabilité présidentielle. Notre Constitution et nos différents codes inhérents à la justice et aux justiciables occultent systématiquement le Président de la République en ne lui imputant aucune responsabilité quant aux délits (socio-économiques ou de tous genres) et crimes commis lors de son règne ; mais ils les versent plutôt dans le compte des différents organes et branches (ministères, agences, directions…) auxquels l’exécution de certaines taches a été confiée. Le Président de la République est, de facto, le commanditaire de tous les actes commis. Cette non reconnaissance de la responsabilité présidentielle nous parait plus incohérente et plus paradoxale si l’on se réfère à notre Constitutio...