POUR L’INSTITUTION DE LA RESPONSABILITE PRESIDENTIELLE ET UNE NETTE DEFINITION DE LA NOTION DE HAUTE TRAHISON AU SENEGAL. Le talon d’Achille de notre démocratie ou du moins l’un de ses points faibles , d’autant plus qu’elle n’en est pas le seul, est la non reconnaissance de la responsabilité présidentielle. Notre Constitution et nos différents codes inhérents à la justice et aux justiciables occultent systématiquement le Président de la République en ne lui imputant aucune responsabilité quant aux délits (socio-économiques ou de tous genres) et crimes commis lors de son règne ; mais ils les versent plutôt dans le compte des différents organes et branches (ministères, agences, directions…) auxquels l’exécution de certaines taches a été confiée. Le Président de la République est, de facto, le commanditaire de tous les actes commis. Cette non reconnaissance de la responsabilité présidentielle nous parait plus incohérente et plus paradoxale si l’on se réfère à notre Constitutio...
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